Ma fille se trouvait trop grosse elle est devenue anorexique

Troubles alimentaires chez les jeunes filles

Les troubles de l’alimentation sont très fréquents chez les jeunes femmes. Les adolescentes en quête d’elles même se cherchent et ont souvent du mal à assumer leur silhouette. Découvrons tous les troubles de l’anorexie, les solutions, les risques pour la santé des ados.

L’anorexie, une maladie qui jusqu’à il y a quelques années était sous-estimée et considérée comme tabou a été mise sur le devant de la scène et de plus en plus abordée par la presse. Une sensibilisation qui ne peut qu’être bénéfique pour les parents comme pour les enfants. Faisons le point sur l’anorexie et ses dangers.

Anorexie signifie littéralement « sans appétit », mais en réalité le mal-être est quelque chose de beaucoup plus sérieux et préoccupant qu’un simple manque d’appétit ; l’anorexie peut en effet entraîner une véritable répulsion obsessionnelle envers l’alimentation.
Dans les cas les plus extrêmes, la malnutrition causée par l’anorexie peut conduire à la mort. L’anorexie mentale est celle la plus fréquemment constatée de nos jours.

La pathologie se développe généralement à partir d’une mauvaise image de son propre corps qui est perçu par la jeune fille comme inadapté, insupportable avec un sentiment d’obésité ou d’excès de poids parfois même si tel n’est pas le cas.
Les dernières recherches confirment l’alarme lancée par les spécialistes : l’âge auquel les jeunes filles courent le plus de risque d’être touchées par l’anorexie continue à baisser. Belles et maigres tel est le stéréotype auquel aspirent bon nombre d’adolescentes sur le modèle des mannequins, actrices et autres stars du show biz dans les revues et sur les publicités.
Le culte de la beauté standard à tout prix ne laisse pas de place aux physiques hors normes. Une obsession qui touche de plus en plus les adolescentes, et pas seulement elles.
C’est ainsi que des fillettes de 6 ou 7 ans déclarent se trouver trop grosses et souhaitent maigrir… un résultat alarmant réalisé par une Université australienne.

Le risque de l’anorexie

Le fait est que ce désir de maigreur conduit inévitablement vers des problèmes alimentaires dont l’anorexie, souvent mêlés à la boulimie, lesquels peuvent avoir de graves conséquences sur la santé.
Des études ont prouvé que le risque le plus haut de tomber dans la pente de l’anorexie se situe entre 13 et 15 ans, période critique pour la croissance de l’individu. Des données déconcertantes quand on sait que des fillettes de 8 ou 10 ans peuvent également être touchées.

Si l’influence des parents était une des principales sources d’information pour les enfants, la donne a changé. L’insatisfaction laissée par sa propre image, le manque de confiance en soi sont maintenant très présents dans la vie des ados et des jeunes enfants.
Des éléments qui correspondent souvent avec l’entrée à l’école de l’enfant, l’entrée au collège… et c’est maintenant la pression de l’entourage de l’enfant, ses amis ou camarades de classe qui ont le plus d’influence sur les jeunes gens.

L’information des enfants

Les campagnes d’éducation pour une bonne alimentation sans être alarmistes prennent une place importante dans l’information donnée aux jeunes enfants et marquent les esprits dès le plus jeune âge.
La difficulté se situe au niveau du degré de gravité à donner au phénomène alimentation. Il faut souligner l’importance d’une bonne alimentation, de l’équilibre… sans pour autant rendre paranoïaque un enfant qui aura un léger problème de surpoids ; c’est là que le risque d’anorexie plane sur l’enfant.
Il faut donc faire prendre conscience aux enfants de la nécessité d’une alimentation équilibrée, de la pratique d’exercices physiques mais ne pas les terroriser.
Il faut également souligner que si bon nombre d’enfants évoquent l’image filiforme comme étant l’image idéale à leurs yeux, ils n’ont fort heureusement aucun problème à sympathiser avec des camarades de classe de toute forme, taille, couleur…

Le rôle des médias

Les sociétés industrialisées et leurs enfants ne sont nullement épargnées par l’image donnée par les médias, les magazines…
Des règles, des normes morphologiques qui n’épargnent personne et encore moins les ados.
A l’heure de la beauté virtuelle, des photos retouchées qui laissent apparaître des filles parfaites sur papier glacé, l’apparence des ados face à leur miroir est certes difficile à gérer.
Et du souhait de perdre quelques rondeurs à l’anorexie, il n’y a parfois que quelques pas qui se franchissent rapidement à 15 ans et peuvent marquer une vie entière.

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