Mon enfant ne mange pas lorsqu’il reste à la cantine

La bonne alimentation des enfants à l’école.

Problème fréquemment rencontré par les parents : les enfants ne mangent pas leur repas lorsqu’ils sont à la cantine. Que faire pour les aider à apprécier davantage les menus proposés par les cuisiniers de l’école ?

L’alimentation des enfants est toujours une source d’inquiétude pour les parents. Mon enfant reste à la cantine, mange-t-il suffisamment ? Si votre enfant est réticent face aux plats proposés à la cantine, consultez notre dossier spécial pour trouver la solution.

 

Il est fréquent que les enfants qui restent à la cantine mangent peu du repas qui leur est présenté et ce malgré les prières du personnel accompagnant ou des enseignants.
Un refus qui ne se limite pas aux légumes et aux fruits mais qui va parfois jusqu’aux pâtes ou autres féculents pourtant tant appréciés des enfants.
Une sous-alimentation qui si elle est répétée sur 4 ou 5 jours de la semaine devient inquiétante pour les parents et est source d’affaiblissement chez les enfants.

Des enfants qui ne présentent pourtant pas de grandes réticences face à leur assiette une fois de retour chez eux…

Quelles peuvent être les raisons d’un appétit d’oiseau à la cantine ?

On peut avant tout chercher du côté des goûters.
Si il y a quelques années, le goûter du matin était pratiqué dans les écoles maternelles, il n’en est plus ainsi actuellement.
En effet, les experts nutritionnistes se sont aperçus que la collation du matin, même s’il ne s’agissait que d’un verre de lait pris à 10h00, freinait considérablement l’appétit des enfants pour le repas de midi.
Il a ainsi été décidé de supprimer cette collation dans les classes maternelles : l’enfant qui ressent la faim à 11h00 sera ainsi plus enclin à prendre une grande partie de son repas à la cantine (ou chez lui).
Mais si la collation distribuée par les enseignants dans les classes de plus petits a été supprimée, les goûters apportés par les enfants des classes du primaire sont laissés à la discrétion des parents et il est courant de voir des enfants prendre des goûters à la récréation de 10h00. Là encore, les directeurs des écoles ont généralement fait passer une note aux parents en début d’année afin de les informer des mesures prises en la matière, mais le problème se pose pour les enfants qui, restant à la garderie ou à l’étude le soir, apportent leur goûter pour 4h00 et le mangent dans la matinée…
Encore faut-il que l’enfant prenne un petit déjeuner suffisamment copieux pour tenir jusqu’à l’heure du repas de midi.
Il en va de même pour toutes les sucreries, bonbons et confiseries qui hantent les poches des enfants et leurs estomacs.

L’enfant ne veut pas devenir grand !

Cette notion peut aussi être une des raisons qui pousse un enfant à refuser le repas qu’on lui propose à la cantine.
Il faut avant tout tenter de comprendre si le refus de nourriture est lié à une phase un peu critique de la croissance. Le passage de l’école maternelle à l’école primaire est un grand bouleversement pour l’enfant qui se retrouve alors dans la cour des grands et doit apprendre à lire, à écrire, avec de nouvelles matières.
Le mal-être d’un enfant peut en effet s’exprimer par une négation du repas de la cantine.
Cette cause sera d’autant plus flagrante à déceler si l’enfant ne présentait pas de difficulté face à son assiette alors qu’il était en maternelle.
Il faut ajouter que bien souvent les enfants des écoles maternelles sont beaucoup plus encadrés à la cantine que ne le sont les grands : ils sont généralement servis à table dans un réfectoire distinct ou séparé des plus grands alors que dès le passage au primaire, ils se retrouvent avec un plateau à faire la queue et à prendre eux-mêmes leurs plats.
L’enfant peut ainsi communiquer à ses parents qu’il n’est tout simplement pas prêt, ou ne se sent pas prêt, pour ce monde de « grands », qu’il regrette le confort de l’école maternelle.

La solution : parler à l’enfant, sans le soumettre à un interrogatoire mais en tentant d’instaurer un dialogue serein et quotidien dans lequel l’enfant pourra se livrer.
Les difficultés rencontrées par l’enfant, ses craintes, un reproche ou une remontrance qui l’auraient blessé… peuvent alors remonter et être dévoilé par l’enfant sans traumatisme pour lui.

Dans tous les cas, les enseignants et le personnel d’encadrement de la cantine devront être informés des problèmes rencontrés par l’enfant.

Si le problème est véritablement lié à la nourriture de la cantine

Il se peut aussi que l’enfant préfère les plats préparés avec tout son amour par sa maman, sa grand-mère, son père… que ceux préparés par les cuisines collectives malgré tout leur professionnalisme.
Si votre enfant trouve que les repas de la cantine ne sont pas bons, assurez-vous qu’il les a réellement goûté avant de porter un tel jugement. Souvent en effet, l’aspect différent de ce qu’il a l’habitude de manger à la maison, la peur de l’inconnu, pousse l’enfant à ne pas toucher à son assiette sans savoir s’il aime ou non.
Une rencontre avec le personnel d’encadrement de la cantine s’impose afin d’en savoir un peu plus sur l’attitude de l’enfant à la cantine.
Pour aider votre enfant à se familiariser avec les menus proposés à la cantine, il peut être bon de consulter avec lui le menu de la semaine.
Les menus sont en effet souvent distribués la semaine voire le mois précédent.
Jour après jour, la veille, prenez le temps de voir ce qui sera proposé à l’enfant et décortiquez avec lui le menu, voyez les aliments qui composent le plat, la manière dont il sera présenté et surtout insistez pour que votre enfant goûte une petite quantité seulement et voit s’il aime ou pas.
Une familiarisation avec ce qu’il aura le lendemain face à lui peut l’aider à oser goûter un plat que vous préparez ou présentez peut être d’une manière différente.
La première difficulté étant souvent de goûter, tout simplement !

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