Anorexie, boulimie, les troubles de l’adolescence

Mal-être et difficulté face à la nourriture.

Comment nos enfants appréhendent-ils la nourriture ? Quelle est leur attitude face à l’alimentation et comment limiter les risques d’anorexie ou de boulimie ?

L’importance du rôle des parents dans l’éducation des enfants face à la nourriture, dans leur comportement alimentaire futur et dans leur construction personnelle. Un dossier spécial tout savoir sur les troubles de l’alimentation.

 

Notre manière d’appréhender l’alimentation, notre attitude face à la nourriture peut exposer nos enfants à manifester, ou non, des troubles alimentaires de nature psychologique, comme l’anorexie, la boulimie ou une combinaison des deux.
De même, la manière dont nous parlons à nos enfants de leur aspect physique aurait des effets sur eux pendant leur vie durant.

L’environnement familial tient une place prépondérante dans l’attitude de l’enfant face à l’alimentation.
Dans le passé des patients présentant des troubles on retrouve en effet souvent l’influence d’un climat familial typique caractérisé par un manque de communication ou un échange ambigu et contradictoire.
Lorsque tous ces facteurs s’associent, se crée un style de dépendance par rapport aux personnages de référence qui n’est pas très précis.
Analysons le cas de la famille typique dont la fille est potentiellement anorexique ou boulimique.

La famille
Les parents sont le plus souvent des personnes très attentives aux aspects fondamentaux de la vie et aux apparences sociales qui doivent être respectées.
L’objectif principal, dans ce cas, est celui de donner à ses propres enfants, l’image d’une famille, d’un mariage heureux et réussi, avec la conséquence que même le plus petit problème sera ignoré pour ne manifester aucun type de difficulté dans cette famille du bonheur.

Pour ces parents, l’important est de se dévouer totalement au bien-être des enfants.
En réalité, cette attitude est surtout nécessaire pour les parents qui souhaitent se sentir confiant, à l’aise, plutôt que dans un souci de félicité de l’enfant. On se trouve toujours en présence d’une mère totalement dévouée à ses enfants, hyper protectrice et très présente, qui gère tout ce qui tourne autour de ses enfants.
Dans le même temps, les enfants n’ont pas la possibilité d’exprimer leurs propres émotions, opinions ; ils doivent donner le meilleur d’eux-mêmes et d’ailleurs ces enfants sont souvent bons élèves à l’école, des enfants biens élevés et plutôt doués.

En revanche, ils ont de grandes difficultés quand il s’agit de reconnaître leurs sensations internes tells que la faim, la soif, la fatigue.
Les enfants sont habitués à manger à des horaires fixes, indépendamment de leur sensation de faim ou non, et à aller au lit à telle heure parce qu’il a été établi qu’il était nécessaire de dormir un certain nombre d’heures.

La croissance
Pendant la période qui va de la fin de l’enfance au début de l’adolescence, les enfants développent un sentiment de désillusion envers le parent le plus proche qui, inévitablement vient bouleverser un équilibre psychologique déjà précaire.

Ce parcours, qui précède l’arrivée de l’adolescence, conduit inévitablement à une remise en ordre et une réappropriation du soi en partant de ce qui était auparavant impossible à réaliser : sortir du contrôle maternel mais, paradoxalement, en n’étant pas capable de contrôler et reconnaître ses propres sensations, les enfants commencent par ce dont ils sont capables de faire : le contrôle de soi à travers la rationalité.

Et c’est justement avec rationalité et méthode qu’ils abordent le chapitre de l’alimentation.
C’est à cet âge, l’adolescence, que commencent les premiers régimes : au départ la jeune fille se fixe un résultat, puis une fois atteint, se confine dans cette irrationalité en adoptant des régimes alimentaires de plus en plus strictes, sans parvenir réellement à s’arrêter.

Les précautions
Que faire pour prévenir ce type de comportement face à la nourriture, pour éviter que nos enfants tombent dans l’excès et se retrouvent face à des maux qui sont parmi les plus douloureux de la neuropsychiatrie ?

– Il convient avant toute chose de respecter le rythme des enfants : les laisser manger s’ils ont faim et ne pas les forcer s’ils n’ont plus d’appétit.
– Evitez d’imposer des horaires trop stricts pour aller au lit ou pour se lever le matin. Laissez une petite marge de manœuvre aux enfants afin qu’ils se responsabilisent et se sentent des individus à part entière.
– Souvenez-vous que le respect de certaines règles est nécessaire mais que certaines dérogations peuvent aussi être concédées à condition qu’elles ne dévient pas trop des accords passés.
– Apprenez aux enfants à reconnaître le goût des aliments.
– Créez une atmosphère agréable et conviviale au moment des repas. Il ne faut pas que le fait de passer à table soit vécue par l’enfant comme une punition ; cela doit le plus possible être source de plaisir, de retrouvailles autour de la table.
– Eteignez la télévision pendant les repas afin que la discussion soit possible entre enfants et parents.
– Evitez de charger vos enfants de trop d’activités extra-scolaires, sportives et récréatives qui à forte dose pourraient devenir une contrainte.
– De même ne soyez pas trop exigeants quant aux résultats scolaires des enfants ; chacun a ses capacités qui lui sont propres et les efforts accomplis doivent être félicités plus que les résultats.
– Respectez les prédispositions naturelles des enfants.
Dans une même fratrie, il n’est pas rare de trouver un enfant ayant un bon appétit et un autre ayant un appétit d’oiseau. Ne faites pas de comparaison entre les enfants.
– Présentez toujours une image la plus réelle possible de la famille sans tenter d’embellir la situation ou de masquer les problèmes même minimes.
Evitez de vous positionner aux yeux de vos enfants comme des modèles irréprochables et sans faille, cela ne ferait qu’augmenter leur manque de confiance en eux.

De toute évidence, ces quelques règles ne constituent pas une solution infaillible aux problèmes de troubles alimentaires, mais peuvent être prises en considération et servir de support pour ne pas encourager des attitudes susceptibles de favoriser la naissance d’une anorexie, boulimie ou autre.

6 thoughts on “Les troubles de l’alimentation chez l’enfant

  1. Bonjour, ma fille de 7 ans ne mange que des pâtes, du riz, quelques fois des frites, aucun fromages, très peu de laitages. Pourtant quand je fais la cuisine, elle adore préparer avec moi, mais refuse de manger ensuite!!! Actuellement, elle est très fatiguée, attrape tous les virus qui traînent, j’ai beau lui explique qu’il faut manger pour donner de l’énergie à son corps et pour sa croissance rien ni fait… Que dois-je faire, merci de votre aide

  2. bonjour mon fils de 5 et demis ne mange plus rien obligée de le forcer il planque les gâteau du déjeuné et du goutée sous des cousin
    et dit qu’il a bien manger que faire je m inquiété.

  3. Bonjour,

    Ma fille a 3 ans et demi, et ne mange ni viande, ni légumes, pas de jambon blanc, pas d’oeufs, bref elle ne mange que des pates, des pilons de poulet, des frites et du poisson pané. Même ce qu’elle aime elle ne mange que qq bouchées…Elle ne pèse que 13 kilos. Je ne sais plus quoi lui faire à manger et me fais beaucoup de soucis pour sa santé. Quelqu’un pourrait’il m’aider?

  4. Ma fille a 7 ans. Elle refuse de goûter tous les aliments présentés (ils doivent être présentés comme elle le désire…) ; et grignote presque tout le temps contrairement à mes recommandations. J’applique plusieurs points de vos recommandations, je lis beaucoup sur ce problème, mais, elle prend toujours du poids… Quoi faire ? Merci de m’orienter.

  5. bonjour,
    mon fils a 5 ans et demie et il refuse de manger toutes sorte de fruit et légumes , ils mange juste les pattes, fromage,frites,lait ,céréales, chocolat, yaourt,je stress beaucoup et des fois je le lui montre face a ces refus , surtout les aliments essentiel pour son développement , je me dis que peut être ca va lui passer dans quelques annnees ?? mais en même temps comment faire pour qu’il grandissent , est ce que je lui donnes des compléments alimentaires?? merci de m’orienter

  6. mon petit fils de 8 ans 1/2 refuse de goûter tous les aliments présentés – mange uniquement des frites – si un gratin n’est pas fait comme d’habitude il refuse de goûter – mange des saucisses narka sinon refuse les autres – des tomates – des haricots verts en boîte mais non frais etc etc que faire devant de tels refus
    merci de me donner une solution

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