Mon enfant ne mange presque rien, que faire ?
Chaque jour, l’heure de passer à table est synonyme de bataille pour les parents dont l’enfant ne mange que très peu.
Le refus obstiné de bon nombre d’aliments, les petites quantités ingérées, le « non » répétitif face à une assiette pleine transforment en effet le moment du repas en une véritable situation de stress tant pour l’enfant que pour ses parents.
Que faire face à un enfant qui refuse de manger ce que sa maman lui a préparé avec tant d’amour ? Comment ne pas céder à l’angoisse, la colère et le stress.
Parce qu’un enfant qui a un bon appétit est associé à un enfant en bonne santé, à contrario, la crainte que son enfant ne s’alimente pas suffisamment arrive en première position chez les parents.
Pourquoi ne pas s’inquiéter inutilement ?
Avant de s’alarmer inutilement il convient de dire qu’il est tout à fait normal et fréquent qu’un enfant soit réticent face à la nourriture notamment au cours des premières années de sa vie. Certains ont ainsi besoin de temps pour s’habituer à de nouvelles saveurs, à une nouvelle consistance des repas.
Pendant toute l’enfance, l’appétit peut chez certains enfants être un facteur imprévisible et inconstant avec des hauts et des bas face à l’acceptation des aliments.
Pour grandir, un enfant n’a pas besoin de manger beaucoup à chaque repas. En réalité, la quantité réelle de nourriture dont il a besoin est très réduite.
Dans la mesure où l’enfant est vif et regorge d’énergie, nul besoin de s’inquiéter !
En cas de doute, mieux vaut s’en remettre à son pédiatre qui lors des visites de contrôle, peut contrôler le poids et la croissance de l’enfant et à partir des courbes établies voir si sa croissance est normale.
Il faut savoir que généralement un enfant une fois passés ses 18 mois, mange moins car son rythme de croissance se ralentit considérablement et avec lui son besoin en calories.
Par ailleurs, sa curiosité se développe, l’enfant veut toucher, voir, entendre tout ce qui l’entoure et est par conséquent moins attiré par la nourriture qui passe au second plan.
La dentition peut également avoir une incidence : la gêne constituée par les gencives lors de la mastication rend la prise de repas peut agréable.
Ne pas transformer le repas en conflit
Le fait qu’un enfant « ne mange pas » ne doit pas devenir le problème numéro 1 de la famille.
Il ne faut pas oublier que dans notre société moderne, le nombre d’enfants sous-alimenté est fort heureusement quasiment nul.
La grande variété d’aliments désormais disponibles pour tout un chacun fait que chaque enfant trouve ce dont il a besoin pour grandir même si cela ne correspond pas aux souhaits de ses parents.
Il est alors vivement conseillé de respecter les goûts de l’enfant, en évitant de le contraindre à manger ce qui ne lui plait pas afin de ne pas créer de répulsions à la nourriture qui pourraient le poursuivre toute sa vie durant.
Inutile donc de forcer un enfant à finir son assiette ! Servez-lui de petites quantités de nourriture afin de ne pas le décourager et si l’assiette n’est pas parfaitement vide, ne dramatisez pas.
Cela ne veut pas pour autant dire accepter passivement chacune de ses envies mais faire preuve de diplomatie plutôt que d’autoritarisme excessif.
Proposer à l’enfant régulièrement un plat qu’il aura refusé quelques jours plus tôt lui permettra par ailleurs de se familiariser avec l’aspect, l’odeur…
Il a été démontré que les préférences alimentaires des adultes dépendent non seulement d’aspects suggestifs à chacun mais aussi des saveurs que l’on a pu goûter enfants et de la culture dans laquelle nous avons été élevés.
La patience est de rigueur face à un enfant dit « délicat » afin de respecter son rythme et de lui laisser le temps d’apprivoiser ce qu’il a dans son assiette.
Eviter le stress pour faire du repas un moment agréable pour tous, tel est le rêve de tout parent dont l’enfant ne mange pas ou peu.
En ce sens, la culpabilité d’une maman face à son enfant qui mange moins que le petit cousin ou le fils de la voisine, doit impérativement être effacée.
Chaque enfant a sa propre constitution, ses propres besoins alimentaires et ses rythmes.
L’alimentation ne doit pas laisser lieu à un concours.
Mettre son angoisse de côté, c’est aussi un moyen pour les parents de ne pas systématiquement proposer à l’enfant « son » plat préféré pour être sûr qu’il s’alimente. Il est important de proposer les aliments à l’enfant même si l’on sait par avance qu’il les refusera. Un jour ou l’autre, il est fort probable qu’il finira par goûter et apprécier le plat en question, à la table familiale ou à la cantine.
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