Trop sévère ou trop laxiste, trouvez le bon équilibre

Nos enfants ont besoin de limites pour se construire.

L’éducation des enfants passe aussi par la mise en place de limites. Certains enfants acceptent les contraintes définies par les parents, d’autres non ! Voyons ensemble comment réagir et que faire pour aider nos enfants à grandir.

Ces petits êtres qui par notre intermédiaire apprennent les règles de vie en communauté, les règles de bienséance et qui sont aussi constamment sollicités par la publicité, par les jouets ou autres qui envahissent les rayons des magasins.
Découvrons comment faire accepter à nos enfants les interdits et obligations quotidiennes.

 

Quoi qu’on en pense, les obligations et les interdits sont nécessaires pour les enfants.
Plongeons-nous un instant dans une scène de la vie quotidienne :
maman (ou papa) fait quelques courses au supermarché avec ses deux enfants. Des rayons remplis de choses attirantes à portée de main, un chariot avec lequel jouer, de grandes allées pour courir, une maman stressée et occupée à ne rien oublier… le rêve pour les enfants !
Et pour les parents une véritable corvée et une lutte avec les enfants qui en profitent pour faire les 400 coups.
Quel sera le vainqueur ?
Cette scène vous est sans aucun doute familière ou l’a été à un moment ou à un autre de votre vie de parent.
Un, ou plusieurs, enfant qui n’en fait qu’à sa tête, qui veut remplir le chariot, qui touche à tout et qui ne vous obéit pas alors qu’il vous semble que tous les clients du magasin sont tournés vers vous avec cet air dépité, consternés.
La solution la plus facile : céder au moindre caprice de l’enfant pour lui accorder ce qu’il veut (bonbons, jeux…) et là, si vous parent vous avez gagnez une paix temporaire, l’enfant lui a tout gagné et s’en souviendra pour la prochaine fois…

La solution n’est donc pas dans la concession, dans l’acceptation des désirs de l’enfant pour être tranquille.
Armez-vous de patience et de sang froid !

La valeur des règles

Les règles, les obligations sont souvent difficiles à imposer à nos enfants et par crainte d’être trop sévères ou par sentiment de culpabilité, certains parents y renoncent.
Mais il est important de savoir que la pose de limites aux désirs et aux caprices des enfants est une manière de les aider à grandir, à être plus forts et sûrs d’eux.
Faire accepter à un enfant le fait que les parents puissent dire Non l’aide à s’habituer à résoudre un problème qui n’en est pas un.
L’enfant fait ainsi un lien avec la réalité, un pas indispensable pour le développement de son identité. En grandissant, l’enfant doit en effet apprendre à demander et non pas à exiger. Il doit être patient avant de pouvoir prétendre obtenir quelque chose.
Faire que nos enfants soient moins capricieux n’est pas une mince affaire et il n’existe pas de véritables règles.
Seuls quelques conseils pratiques peuvent vous aider à gérer le problème.

Expliquer les choses calmement
Evitez avant tout de hausser systématiquement la voix Il n’est en effet pas nécessaire de crier pour se faire obéir.
Il suffit souvent de répéter plusieurs fois l’interdiction sur un ton ferme et en regardant l’enfant dans les yeux, en prenant le temps de se mettre à sa hauteur (en s’agenouillant), en lui prenant les mains et en lui expliquant clairement la raison de votre décision.
L’enfant sera plus attentif à vos mots si vous lui expliquer les choses en face à face.

Des règles claires
Un enfant sera capable de comprendre pourquoi il est puni s’il est en mesure de comprendre quelle règle il a enfreint.
Il convient donc d’être cohérent dans l’établissement des interdits et d’expliquer à l’enfant ce qu’il ne faut pas faire et pourquoi il ne faut pas le faire (par ex. expliquez le danger d’un geste de l’enfant, l’inutilité d’un achat…).
Un enfant puni pour ne pas avoir respecté une règle qu’il n’est pas en mesure de comprendre, percevra la punition comme une persécution. Inutile pas exemple de dire à un enfant de moins de 6 ans ou 7 ans de poser son jeu dans cinq minutes… pour la simple raison que l’enfant n’a pas la notion du temps. Il convient alors de lui poser d’autres repères (à la fin de la partie par ex.).

Toujours faire respecter une règle établie
Les parents doivent eux aussi être cohérents dans l’application dans le respect des règles, même si parfois cela devient une contrainte pour nous adultes !
Être d’accord avec l’autre parent Les parents doivent être solidaires entre eux, tout au moins devant les enfants, et s’expliquer quant à leurs différents avis en dehors de la vue (et des oreilles !) de leur progéniture.

Ne pas se laisser envahir par le sentiment de culpabilité
Même si l’enfant fond en larmes, semble triste… ne vous laissez pas gagner par la culpabilité et ne cédez pas sous peine de perdre le contrôle de la situation.

Faire des recommandations
Avant de sortir par exemple, il peut aussi être bon de faire des recommandations à l’enfant avant de se rendre dans un magasin chez quelqu’un… en lui expliquant ce que l’on attend de lui.
Ainsi, avant de vous rendre au supermarché faire des courses, prenez le temps de parler à votre enfant en lui indiquant clairement que vous allez acheter de la nourriture (et non pas des jouets, gadgets, bonbons…), que vous attendez de lui qu’il soit sage, ne court pas dans les allées, ne fasse pas de caprice….

Ne pas multiplier les interdictions à outrance

Trouvez le juste milieu des interdictions : il est normal qu’un enfant se rebelle et fasse des caprices.
Ne soyez donc pas trop sévère en le punissant systématiquement au moindre geste.
Sachez faire la part des choses entre les faits et gestes véritablement dangereux ou insupportables et les autres.

Félicitez votre enfant pour son comportement
S’il est normal de punir un enfant, de le réprimander lorsqu’il fait une bêtise, il est aussi bon de le féliciter lorsqu’il a un comportement honorable et qui correspond à ce qu’on lui a demandé. Valoriser l’attitude de l’enfant c’est l’encourager et lui montrer combien ses parents sont fiers de lui.

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