Mon enfant refuse de  prendre ses médicaments

Sirops, solutés, gouttes, spray nasal, suppositoires.

Administrer un médicament à un enfant, lui faire boire un sirop, avaler son antibiotique, lui mettre des gouttes dans les oreilles… n’est pas toujours chose facile. Découvrez nos astuces et les bons gestes pour vous aider à soigner vos enfants !

Du sirop au soluté en passant par les gouttes ou autres sprays, les médicaments pour soigner les petits ou gros maux de nos enfants ne sont pas toujours bien acceptés par ces derniers et leur administration s’avère parfois laborieuse. Pour éviter crises de nerfs et pleurs et surtout pour permettre aux médicaments de faire l’effet escompté, suivez le guide !

C’est l’heure tant redoutée de prendre les médicaments…
Si certains enfants acceptent sans rechigner d’avaler les médicaments prescrits par le médecin, pour d’autres cela devient une véritable mission impossible !

Il est avant toute chose important de suivre les prescriptions données par le médecin traitant ou pédiatre et de ne pas en faire qu’à sa tête.
Ainsi, même si l’enfant va mieux, il est capital de poursuivre le traitement pendant la durée prescrite afin d’éviter toute rechute. De la même manière, le traitement ne doit pas être poursuivi au-delà de la durée indiquée même si les symptômes persistent sans l’avis du médecin. Une nouvelle consultation s’impose pour éventuellement prolonger ou changer le traitement.

Les médicaments administrés par voie orale
C’est la méthode d’administration la plus courante pour les enfants de tout âge.
Il existe en pharmacie des préparations, sirops ou autres solutés au goût agréable particulièrement adaptés pour les petits et le plus souvent avec des couleurs attrayantes.
Les sirops peuvent être administrés à l’aide de petites cuillères doseuses spécialement conçues à cet effet ou encore à l’aide de pipettes graduées qui facilitent la posologie par rapport au poids de l’enfant mais aussi la prise.
Il convient alors de prendre l’enfant sur ses genoux, il sera ainsi rassuré, et de glisser l’embout de la pipette dans le coin de sa bouche pour faire glisser le soluté entre la langue et la joue de l’enfant.

Si l’enfant refuse catégoriquement de prendre le médicament, se débat…. le forcer n’est souvent pas la meilleure des solutions, car il risque de tout recracher et redoutera les prises ultérieures.
Vous pouvez essayer de mettre une goutte de sirop sur le doigt de l’enfant pour lui permettre de goûter et de se rendre compte que c’est plutôt bon !
Vous pouvez aussi verser le contenu de la pipette (ou autre) dans une petite tasse de dînette, un joli verre à pied ou autre et de transformer la prise du médicament en jeu.
Autre solution qui a aussi fait ses preuves : demandez à l’enfant de donner (enfin de faire semblant !) lui aussi un médicament à son doudou, à un poupon… Vous trouverez au rayon jouets le nécessaire du parfait petit docteur qui vous aideront à transformer cette corvée en jeu.
Selon l’âge de l’enfant, la solution pourra aussi être mélangée au biberon de lait ou autre boisson…mais généralement les enfants ne sont pas dupes et risquent de rejeter le tout !

Les médicaments dans le nez
En cas d’infections des voies respiratoires, pour une action ciblée et directe, des sprays ou pulvérisateurs sont utilisés.
Les enfants en bas âge ne sont généralement pas trop réticents au spray dans le nez dans la mesure où ils sont habitués au nettoyage de nez quotidien à l’eau de mer (en spray). Certains dès l’âge de deux ans se nettoient même systématiquement tous les matins le nez de la sorte.
Pour les plus petits, tout en expliquant à l’enfant ce que vous êtes en train de faire afin de le rassurer, il convient d’allonger l’enfant et, en lui maintenant la tête fermement, d’introduire l’embout du spray dans la narine. Mieux vaut être rapides et fermes afin que l’opération soit la plus rapide possible… les petits n’aiment pas !

Pour les inhalations par aérosol, la manoeuvre peut être très impressionnante pour les plus petits. Là encore, rassurez l’enfant et expliquez-lui ce que vous faites. Sa collaboration est indispensable. La pose du masque sur le visage de l’enfant peut se transformer en jeu (l’enfant devient le pompier qui part combattre le feu avec son masque à oxygène… il peut s’agir d’un astronaute…) à  vous de trouver ce qui permettra à l’enfant d’oublier la gêne procurée par le masque et qui le divertira.
Demandez conseil à votre pédiatre, au pharmacien pour être sûr de bien utiliser l’aérosol. Différentes tailles existent en fonction de l’âge de l’enfant.

Les médicaments dans les oreilles
En cas d’otites, le traitement par des gouttes dans les oreilles est inévitable.
Pour éviter le désagrément du froid, gardez le flacon de gouttes quelques instants entre les paumes de vos mains pour le réchauffer.
Si votre enfant est encore petit, allongez-le sur le côté tout en lui expliquant vos gestes. Maintenez lui la tête fermement et légèrement en arrière, mettez les gouttes dans le conduit de l’oreille.
L’idéal est de faire en sorte que l’enfant reste dans cette position pendant une petite minute afin de permettre au médicament de bien pénétrer dans l’oreille et d’éviter qu’il ne s’écoule à l’extérieur.
Tournez ensuite l’enfant de l’autre côté pour traiter l’autre oreille.

Les gouttes dans les yeux
Avant de mettre des gouttes, collyre… dans les yeux de l’enfant il est conseiller, notamment pour les plus petits, et au lever du lit, de les nettoyer à l’aide d’une compresse stérile imbibée d’une solution physiologique.
Asseyez l’enfant et maintenez-lui la tête penchée en arrière. Ouvrez à l’aide de votre index l’oeil de l’enfant et faites tomber une ou plusieurs gouttes (selon la prescription du médecin) dans l’angle interne de l’oeil.

Les suppositoires

L’utilisation des suppositoires est particulièrement efficace pour les enfants de moins de deux ans car cela ne nécessite pas la collaboration de l’enfant et le médicament a un effet rapide.
Allongez l’enfant sur le dos, maintenez ses pieds en l’air et introduisez le suppositoire dans l’anus. Pour faciliter le geste, vous pouvez passer le suppositoire (encore dans l’emballage) sous un jet d’eau chaude. Il commencera ainsi à fondre et sera plus facile à introduire.
Maintenez ensuite les fesses de l’enfant serrée afin d’éviter que par contraction l’enfant ne rejette le suppositoire.

Dans tous les cas et quel que soit le mode d’administration du médicament, il est important de rassurer l’enfant, de lui expliquer la raison de la prise médicamenteuse. Vous pouvez également demander conseil à votre pédiatre ou médecin qui pourra éventuellement expliquer lui-même les bienfaits du médicaments et inciter l’enfant à les prendre…
Et pour les parents qui sont désespérés, sachez qu’en grandissant bon nombre d’enfants acceptent de prendre les médicaments sans rechigner… patience !

One thought on “La prise de médicaments chez les enfants

  1. comment faire si son enfant est handicapé mental et épileptique et qu’il refuse catégoriquement de prendre ses cachets ????

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