Votre enfant refuse d’aller à l’école, que faire ?

Pourquoi ne veut-il pas aller à l’école et que faire ?

Chaque matin, votre enfant ne veut pas aller à l’école ? La solution pour que votre enfant se lève le matin et soit content de rejoindre les bancs de l’école.

Comment apprendre ou réapprendre à un enfant à aimer l’école, à s’instruire et à s’enrichir tout en s’épanouissant avec le sourire ? Faire de l’école un plaisir pour l’enfant et non pas une contrainte avec la joie de retrouver les camarades de classe, de pouvoir jouer avec eux.

Faux prétextes, pleurs ou maux de ventre et de tête bien réels, angoisses du matin, cauchemars nocturnes… les signes avant-coureurs traduisant un rejet de l’école sont nombreux.

“Je veux pas aller à l’école !”, une phrase prononcée par certains enfants le matin à l’heure de prendre le chemin de l’école face à laquelle les parents ne doivent pas rester indifférents. Pourquoi ? Qu’est-ce qui peut déplaire à un enfant ? Et comment intervenir pour tenter de remédier à cette situation ?
Un enfant peut refuser d’aller à l’école pour différentes raisons :

L’échec scolaire

L’échec scolaire, les difficultés à suivre les cours font partie des raisons qui poussent un enfant à ne pas aimer l’école et ce quel que soit l’âge. L’enfant ne veut pas aller à l’école parce qu’il se sent incapable. Avant toute chose, ce que les enfants n’apprécient pas c’est le vécu de l’échec et avec lui des humiliations.

C’est dès le plus jeune âge, alors que l’enfant face aux lettres de l’alphabet qui ne sont pour lui que des symboles incompréhensibles, que la joie et le désir d’apprendre peuvent se transformer en cauchemar sans fin mettant en évidence tout d’abord pour l’enfant puis pour les parents les difficultés naissantes.

Le problème réside souvent dans le fait que le tout petit n’est pas habitué à se mesurer avec ses échecs, ou peut être a-t-il grandi dans climat familial où tout est facilité si bien qu’au premier obstacle, un profond sentiment d’inaptitude se développe chez l’enfant.

A cela s’ajoutent souvent les remarques ou annotations de l’instituteur que l’enfant prend uniquement pour des reproches. Les moqueries des camarades de classe peuvent aussi venir aggraver la situation.

Un mauvais départ qui chez certains enfants ayant besoin d’être rassurés et vivant mal un échec peut avoir des conséquences sur leur scolarité future.

L’école vécue comme une prison.

L’école c’est aussi un lieu où l’on doit respecter une certaine discipline, des règles de vie en communauté, où l’on doit se plier à l’autorité d’un maître, écouter, ne pas se lever, ne pas parler… une discipline qui peut être mal vécue par certains enfants qui auront du mal à s’adapter et à respecter les règles établies.

Rester sur un banc d’école, écouter les autres parler, ne pas parler sans lever le doigt, ne pas se promener dans la classe sans autorisation de l’instituteur (ou institutrice) et ainsi laisser de l’espace aux autres tant physiquement qu’en termes d’attention envers les autres, sont souvent des épreuves difficiles à franchir.

Des difficultés d’adaptation à la vie en communauté qui seront d’autant plus vives si l’enfant n’est pas coutumier d’une certaine rigueur dans la vie familiale, si personne en dehors du cursus scolaire ne lui inculque les règles d’éducation et de comportement social (les horaires à respecter, le fait de ne pas se lever à tout va de table…).

Plus le fossé est grand entre la vie de l’enfant au sein de sa famille et la vie à l’école, plus l’enfant aura du mal à s’adapter.
Les repères fixés par les parents ou l’entourage dans le cadre de l’éducation de l’enfant permettent à l’enfant de se situer également dans l’espace « école ».

L’école lieu de moqueries.

Autre raison d’un refus d’aller à l’école : les railleries des petits copains de classe.
La « méchanceté » des enfants entre eux n’est pas une légende… et ils leur arrivent fréquemment de faire bloc contre un seul, se moquer, refuser de jouer avec un enfant, l’isoler…
Plus qu’on ne peut le croire, les relations d’un enfant avec les autres sont souvent à l’origine d’un mal être au sein de l’école et donc d’un refus ou d’une angoisse d’aller à l’école.
Et tout peut être sujet à moquerie (de l’enfant qui ne sait pas bien jouer au foot, à celui qui porte des lunettes, qui a les cheveux roux, qui n’est pas habillé « à la mode »…) pour le peu que l’enfant manquant d’assurance et de confiance se replie sur lui-même et n’ose pas répondre aux attaques de ses camarades de classe.

On trouve en effet dans toutes les cours d’école des « leaders » qui dès le plus jeune âge rassemble les troupes… de celui qui joue bien au foot et qui apporte son ballon à l’école (et donc décide de qui jouera et ne jouera pas) à celui qui court le plus vite en passant par celle qui a deux grands frères et qui ne se sent protégée sans oublier celui ou celle qui porte des habits de marque… la hiérarchie dans les cours d’école est une réalité bien installée au sein de laquelle un enfant un peu timoré peut rapidement devenir une tête de turc.

L’enfant s’ennuie à l’école.

L’ennui peut également pousser l’enfant à ne pas apprécier d’aller à l’école parce que les journées lui semblent interminables… un ennui qui peut être lié à deux facteurs : il n’a pas de camarade de classe avec qui jouer pendant les récréations, pendant la cantine… ou encore l’enfant a de grandes facilités et ne voit pas l’intérêt des cours, il lui semble ne rien apprendre…
A contrario de l’échec scolaire, un enfant « surdoué » ou ayant des capacités supérieures à celle du niveau général de la classe peut, dès les petites classes de l’école primaire, être démotivé par un manque de stimulation et ainsi ne pas aller volontiers à l’école.

La solution : être à l’écoute des enfants.

La principale clé pour mettre fin à un refus obstiné d’aller à l’école est sans aucun doute quelle qu’en soit la cause, le dialogue avec l’enfant afin de trouver et comprendre les raisons de son aversion pour l’école.

Il est important de ne pas sous-estimer les signaux de rejet de l’école que les enfants nous transmettent à nous parents en évitant de les considérer comme des caprices d’enfants parce qu’ils dissimulent souvent un mal être plus profond.

La punition face à l’enfant qui refuse d’aller à l’école le matin ne permettra évidemment pas d’atteindre le résultat escompté, bien au contraire elle risque de l’aggraver et de mettre l’enfant davantage en situation d’échec.

Il est en revanche fondamental d’essayer de parler avec l’enfant des difficultés rencontrées, d’essayer de le comprendre, de faire preuve de présence à ses côtés et de soutien afin de le rassurer et de l’aider à chasser ses angoisses.
Une rencontre avec le ou les enseignants peut être nécessaire afin de voir si le malaise est également ressenti en classe et de trouver la solution adaptée.
Un rendez-vous auprès du psychologue pour enfant rattaché à l’école peut vous permettre d’y voir plus clair.

Si votre enfant a des difficultés face à l’apprentissage, il est important de lui redonner confiance en lui et de l’encourager.
Un soutien extrascolaire peut alors être envisagé avec des cours particuliers afin de permettre à l’enfant de rattraper le retard accumulé (qui est souvent minime s’il est pris à temps) et d’enfin se sentir à la hauteur.

S’il s’agit en revanche d’un ennui dû à de grandes facilités de l’enfant, il serait sans doute bon d’envisager le passage dans une classe supérieure ou, dans la mesure du possible, dans une classe à deux niveaux afin de maintenir l’attention et donc l’intérêt de l’enfant.

Si l’enfant se sent la risée de tous, n’a pas de camarades de classe, la pratique d’un sport collectif ou individuel pourrait l’aider à se construire et à lui redonner confiance.
Le sport pratiqué en dehors de l’enceinte scolaire permet aussi à l’enfant de se prouver qu’il est capable de faire quelque chose en dépit de tout ce qu’il peut entendre et de rencontrer ses camarades d’école en dehors de l’établissement scolaire.
Inviter à la maison un petit voisin, un petit camarade de classe peut aussi être une bonne chose afin de permettre à l’enfant de nouer des liens en dehors de l’enceinte scolaire.

En résumé, pour redonner à l’enfant le goût de l’école, il est avant tout important d’être à écoute afin de connaître la raison de ce dégoût et pouvoir agir au plus vite en conséquence avec ou sans le soutien du corps enseignant.

One Reply to “La peur de l’école”

  1. Je vous félicite . Tout ce que vous écrivez est non seulement sensé, mais prouvé. Je l’ai expérimenté moi-même, au point de fonder ma propre école familiale (Schola Nova) où les enfants s’instruisent par plaisir. Ils y parlent notamment couramment le latin, langue que l’on qualifie, à tort, de morte et de rébarbative.

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